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Petit tour du monde au bureau: ses us et coutumes

Sommaire

Ce qui est naturel dans un pays, peut carrément tourner à l’incident diplomatique chez son voisin. Les codes sont rois et varient d’une culture à l’autre. Petit tour d’horizon des pratiques et coutumes dans le monde…

Une p’tite sieste ?

Que celui qui n’a jamais rêvé de piquer un somme devant son écran lève la main ! Les yeux sont lourds, et rester concentré relève du parcours du combattant. Si certains s’octroient allègrement une sieste, d’autres rusent ou luttent contre Morphée à grand renfort de cafés serrés. Jadis incontournable dans la vie de nos ancêtres, cette pratique a été abandonnée à la révolution industrielle et notamment lors de l’urbanisation de la population.

Croyez-le ou non, la Chine est considérée comme l’empire de la sieste, voire l’eldorado : et pour cause, sa pratique est inscrite dans la constitution ! Perçue comme une alliée au service de la productivité, nombreuses sont les entreprises à s’être dotées de dortoirs. … Du coté des Japonais, même combat. Si la sieste n’est pas inscrite dans la constitution, elle est partout démocratisée, et porte même un nom, « l’inemuri », le fait de « s’assoupir tout en étant présent ». Pratiquée seul ou à plusieurs, et même en réunion ( !!!), elle indique que l’on a besoin de relâcher la pression pour repartir du bon pied. Selon une étude menée par la BBC, certains employés iraient même jusqu’à faire semblant de dormir pour être bien vus de leur hiérarchie. Exit les 5 sacro-saintes semaines de congé payées, mais la liberté de pouvoir ronfler en réunion. Mouai…  

Alors que les Etats-Unis la tolèrent sans vraiment l’encourager, la Silicon Valley est quant à elle l’étendard de la pause méritée. Érigée en institution par le monde de la tech, il suffit de jeter un œil aux bureaux pour s’apercevoir qu’un petit air de récréation y flotte. La décontraction est de mise, l’amusement est roi mais ça bosse dur. Des capsules high tech pour roupiller tranquillement ? La base ! En France et en Allemagne, bien que les mentalités aient évolué, que le bureau se soit métamorphosé en lieu de vie, la tendance n’est pas encore démocratisée, à quelques exceptions près du côté de la start-up nation. S’il y a bien une nation où la sieste va avoir du mal à refaire son come-back, c’est bien au Royaume-Uni. Le professeur Vincent Welsh de l’Institut des neurosciences cognitives de l’Université de Londres a expliqué que les actifs anglais étaient « obsédés » par le fait de ne s’accorder qu’une unique phase de sommeil : la nuit. A noter que nos amis british sortent aussi rarement du bureau après 18h. « Le dîner est servi my dear ! »

Et quid des temps de pause ?

Considérés à tort comme feignants, de nombreuses études rapportent que les actifs français travaillent plus que dans d’autres pays, et ne comptent pas toujours leurs heures. Que ce soit aux Etats-Unis ou dans les pays nordiques, s’adonner à des heures supplémentaires serait au contraire synonyme d’une mauvaise organisation. Cette approche nécessite alors une optimisation maximale de son temps qui ne rime pas avec pause-café/ pause cigarette, déjeuners à rallonge et bavardages en tous genres dont la culture française est friande.

Les relations humaines au travail

Réputés farouches (en apparence), les Français prennent leur temps pour sympathiser et jauger leurs collègues. La relation met plus de temps en général à s’instaurer mais celle-ci peut se révéler sincère... mais surtout plus authentique qu’ailleurs. Aux USA, par exemple, ce n’est pas le même son de cloche. La familiarité est naturelle, que l’on soit en présence de ses collègues ou son supérieur : il n’est pas rare que ce dernier vous invite chez lui à un barbecue, vous tape dans le dos, (le célèbre « hug » !) sans que cela soit considéré comme une véritable amitié. Gare aux taiseux et timides, la vie privée a toute sa place sur le lieu travail, et fait partie des échanges courants. L’inverse serait perçu comme suspect !

En chine, le traditionnel repas de fin d’année est à ne manquer sous aucun prétexte. Il est le théâtre d’une coutume pour le moins improbable : dirigeants et salariés trinquent et font de petites mises en scène pour se moquer gentiment de chacun d’eux…

Un peu de bienséance ne fait pas de mal …

Dans le cadre de l’entreprise, les codes priment. Mais que se passe-t-il lorsqu’un collaborateur dérape ? En France, prévalent les excuses explicites mais concises. Au Japon, il existe des degrés d’excuses extrêmement codifiés : pour une petite maladresse, on se penche de 15 degrés. Pour demander des vacances, on opte pour 30 degrés. Pour s’excuser d’un retard, il faut compter 45 degrés et 90 quand cela concerne une faute grave. Si naviguer de temps à autre sur la toile, rafraichir son wall Facebook ou échanger des sms personnels est spécialement mal vu dans l’hexagone, ce n’est pas le cas en Espagne où le collaborateur peut tout à fait effectuer plusieurs choses en même temps. En revanche… partir avant votre N+1 peut vous attirer les foudres…

Si le quart d’heure de politesse est tolérée en France, ne vous avisez pas d’en faire autant en Allemagne. La ponctualité est religieuse, et tout retard est un affront qu’il faudra tôt ou tard en payer le prix… Carrés et organisés, nos voisins se sentent à l’aise dans un environnement très structuré. Enfin, place au traditionnel « casual Friday » lancé par les Anglo saxons, aujourd’hui répandu en Europe.

La figure du chef

En France, le besoin d’admiration est viscéral et se ressent au sein de l’entreprise. Si le supérieur est reconnu pour son talent et galvanise les troupes, ce dernier est légitime et la question de la hiérarchie, anoblie. A l’heure où le management se veut plus humain et moins vertical, les rapports de force tendent à se dissiper grâce à l’autonomie et la confiance accordée. Pionniers de la première heure en matière de management innovant, les Etats-Unis jouissent d’une culture du dialogue très ancré. L’approche collaborative est prépondérante et le « chef », se veut davantage « coach », proche de ses équipes et à l’écoute. Il n’est pas replié dans sa tour d’ivoire et se fait une place de choix dans l’écosystème des employés !

Vous allez nous dire : « les anglais ne font pas comme tout le monde » … et bien ce n’est pas totalement faux. Bien que l’appel du pub débute à 18h pétante, le travail ne se limite pas aux portes de l’entreprise mais suit à la trace les employés. Dans les transports en commun, à la maison ou à l’aéroport, ces derniers sont hyper connectés et réactifs, mais surtout adeptes de la communication écrite à contrario des pays latins. Mais la culture anglaise comporte également un paradoxe de taille : très détachés du bureau, leur vision du travail est individualiste… mais rare sont les bureaux fermés à foisonner dans le pays. Chez nous, l’importance des espaces de travail est forte et beaucoup d’entre nous aimons personnaliser notre environnement. Un besoin archaïque de se sentir à sa place et en sécurité ?

Parce que le bureau est bien plus qu’un simple lieu de production, Aktis Partners met du cœur à l’ouvrage à traduire votre âme dans vos espaces. Plus que jamais agile, ce dernier doit s’adapter à ses utilisateurs et refléter la culture d’entreprise, gage de performance et de rétention des talents. Office Sweet Office !